Vous voyez la vie en noir ? (Ou disons … en gris foncé 😉 )

Je vais vous donner 3 étapes efficaces pour vous créer de vraies perspectives d’avenir. (Et c’est le seul moyen)

Mais d’abord… est-ce qu’on vous reproche d’être pessimiste ?

Oui ? Alors je vous offre un joyeux coup de main pour tordre le cou à ce vieux cliché !!

Vous connaissez la différence entre un optimiste et un pessimiste ?

La fameuse histoire du verre à moitié plein et du verre à moitié vide ?

(Si j’avais mis un sou dans ma tirelire à chaque fois que je l’ai entendue, je m’appellerais Donalde T.)

Cet exemple bateau, on peut le mettre à la poubelle !!

(Et faire un feu de joie avec une danse de Sioux tout autour ! ça tombe bien: la fête de la St Jean, c’est le 24 Juin ! )

Car la vérité n’est pas là !

On se moque de savoir si vous êtes optimiste ou pessimiste !

Mais en revanche ….  savez-vous élargir votre perspective ?

Dans l’exemple du verre, avoir de nouvelles perspectives, c’est voir la carafe d’eau sur la table, qui va remplir le verre à ras bord !!

C’est ça, changer de perspective !!

C’est élargir votre regard, alors qu’il se focalise aujourd’hui au mauvais endroit ! (Là où ça va mal)

Prendre du recul, du champ…

                        … voir les opportunités, les ressources …

Pour aller mieux, nous avons besoin d’être optimistes, oui, mais surtout optimistes pour de bonnes raisons !

Ces raisons, on peut les trouver dans notre capacité à trouver les solutions, à mobiliser nos ressources, à choisir du soutien, à bien s’entourer …

Vous avez déjà constaté ça : à situation égale, les uns s’épanouissent, les autres se résignent ?

Pourquoi ?

Parce qu’ils ne regardent pas la situation de la même façon, du même point de vue !

Ce sont les mêmes faits, mais l’interprétation est différente !

La perspective est différente !

Ceux qui rebondissent pensent qu’il peut leur arriver de bonnes choses, que les défis peuvent être surmontés, que leur comportement fera une différence … et du coup, grâce à cette conviction positive…

. ils arrivent à se mobiliser pour avancer !

Comment changer de perspective face aux problèmes ?

Comment ne pas rester bloqué dans les solutions qui ne marchent pas ?

Je vous propose 3 étapes :

1) Prendre de la distance avec vos émotions.

Les émotions sont une réponse automatique du corps à quelque chose qui le dérange.

L’émotion est comme une alarme.

Tous les organismes vivants ont des émotions, comme l’a montré le neurologue Antonio Damasio (Actuellement directeur de l’Institut pour l’étude neurologique de l’émotion et de la créativité, en Californie)

Des expériences ont été menées sur l’escargot de mer.

Lorsqu’on le stimule, il s’enroule sur lui-même. Son pouls augmente, sa pression sanguine aussi.

Transposé chez l’homme on parlerait de peur ou le stress.

Il s’agit ici d’une émotion mais pas d’un sentiment.

Les émotions sont des réponses du corps à un événement extérieur.

La joie, l’orgueil, la tristesse, la sympathie, le dégoût, la peur, le bonheur et la honte sont des émotions.

Elles servent à nous alerter d’un danger !

Danger sur notre vie physique (par exemple : la Peur, le Dégoût), danger sur notre vie sociale (la Honte), danger sur notre vie psychique (la Tristesse) ….

Ensuite, après cette réaction instinctive, c’est à nous de trouver des solutions grâce à notre intelligence.

Toutes les émotions sont provisoires.

 

Les émotions sont des nuages dans notre ciel.

Parfois de jolis nuages blancs, joufflus et légers. Parfois de gros nuages noirs.

Mais toujours …

                         … Elles entrent dans notre ciel …. font leur parcours….. et sortent …

Toutes les émotions que nous laissons vivre  finissent naturellement par disparaître.

L’erreur à ne pas faire: s’accrocher à ses émotions, ou lutter contre elles.

 

2) Repérer vos sentiments.

Ils arrivent tout de suite après l’émotion.

Il se produisent dans votre esprit.

Les sentiments ne sont pas la réalité

Ils « interprètent » le ressenti du corps.

Vous pouvez tout à fait choisir de ne pas donner de significations aux émotions.

Ou choisir une autre interprétation.

Juste voir l’émotion, telle qu’elle est, provisoire: « Je suis triste aujourd’hui »

et non pas l’émotion + l’interprétation = « Je suis triste aujourd’hui parce que je suis nulle et que personne ne fait attention à moi »

Les neuro-sciences le disent : l’émotion n’est QUE corporelle !

C’est notre cerveau qui « ajoute » ensuite, un sentiment, une interprétation, une étiquette à une manifestation automatique du corps.

Et ce sont ces sentiments qui nous font souffrir !

(Le bouddhisme le dit depuis des siècles, la philosophie antique aussi)

Et en faisant cette interprétation, nous nous conditionnons (comme le chien de Pavlov).

Nous finissons par associer systématiquement tel événement = telle émotion = tel sentiment.

(Et c’est rarement à notre bénéfice. Nous axons plus souvent notre attention sur le négatif)

Pour repérer vos sentiments (les traitres!), il suffit bien souvent d’écouter son propre juge intérieur.

Il radote. Il dit toujours la même chose…

« Tu es nulle », « Décidément, tu fais toujours n’importe quoi ! », « ça te ressemble bien de recommencer les mêmes erreurs »

Si vous avez ce genre de perroquet sur votre épaule, il s’agit d’apprendre à ne pas l’écouter.

Faites la sourde oreille ! “Cause toujours, tu m’intéresses 😉 “

Petit à petit, comme vous ne lui accorderez plus d’attention, il finira par se taire 🙂

3) Voir au fond de vous que d’autres interprétations existent. (D’autres perspectives que celles qui surgissent du conditionnement)

Elargir votre vision sur la situation, c’est possible !

Jouez avec cette possibilité ! Faites une liste des autres façons de voir.

Et choisissez l’interprétation la plus riche en possibilités, en progrès, en libération.

Si c’est trop difficile pour vous, commencez par un exercice fictif (pour vous entrainer)

Imaginons ….

Je marche dans la rue … je croise un inconnu … il me regarde … je passe mon chemin… je jette un coup d’oeil par dessus mon épaule ….. et je vois qu’il s’est retourné …(Je mentionne les faits)

Après le factuel … quelles émotions et quelles interprétations possibles ?

Orgueil : « J’ai vraiment bien choisi ma robe, nananère !!! »

Honte : « Il a vu que j’ai filé mon collant »

Peur: « Mais qu’est-ce qu’il me veut ce type ! Pourquoi il me fixe comme ça ?»

Colère : « Les parisiens sont insupportables ! Quel sale macho ! Encore un ! »

..

C’est à vous !! Top chrono !

Prenez la dernière situation où vous avez ressenti une forte émotion.

Voyez si vous pouvez changer l’interprétation de la situation.

Quel bénéfice tirez-vous de cet élargissement de votre point de vue ?

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Les étapes et le travail que je vous ai présenté dans cet article peuvent vous paraitre simple.

Trop simple ?

Nous avons cette croyance de penser qu’une difficulté demande toujours du temps pour se résoudre. Et de la souffrance. Et de la complexité.

Parce qu’elle nous fait souffrir, nous embrouille la vie et le cerveau. Et parfois depuis longtemps.

Il faut briser cette croyance.

Simple n’est pas synonyme de simpliste.

Si vous appliquez ces étapes avec clairvoyance, avec persévérance, alors vous verrez des changements.

Oui, les principes qui permettent de revenir à la sérénité et à un optimisme raisonné sont simples.

Et pour la plupart, connus de toute éternité.

Mais nous ne les appliquons pas, hélas.

Sommes-nous devenus superficiels au point qu’il nous faut l’étiquette “Nouveau” et “Vu à la télé” pour juger de la qualité d’une démarche vers un mieux être ?