Reprendre le contrôle de sa vie

Le sentiment d’impuissance, l’impression de subir sa vie.

Le 1ere cause de déprime ou de dépression, c’est la sensation de ne plus avoir de contrôle sur sa vie.

L’impression de subir sa vie, de subir les heures, les jours.
Se sentir vide. Ne pas trouver sa place, sa mission, son but.
Se sentir comme un radeau à la dérive, sans repères…

Peut-être que vous vous sentez comme ça…

Et ça vous mine !

L’urgence c’est donc de reprendre le contrôle de votre vie, pour ne plus vous sentir vide et à la dérive.

Je vous propose de commencer modestement.

Et vous verrez que les 1ers succès vont vous encourager.

Par exemple, regardez comment vous avez occupé votre journée hier.

Est-ce qu’il y a eu des moments sans intérêts ? Que vous pourriez réduire ?

Est-ce que vous regardez beaucoup la télé ?

Je vous propose de reprendre le contrôle, pas à pas, simplement en réduisant pour commencer.

Si on prend cet exemple, ne laissez pas la télé allumée en permanence.

Coupez là.

Et déplacez la télécommande.

Rangez les télécommandes dans une autre pièce.

Faites-le tout de suite.

Maintenant, la télé est éteinte, la télécommande rangée loin dans une autre pièce.

La prochaine fois que vous voudrez allumer la télé, décidez dès maintenant que vous ferez autre chose.

Choisissez quelque chose qui vous plait et qui vous apporte du plaisir.

Par exemple, décidez de prendre soin de vos fleurs, achetez-en une si vous n’en avez pas.

Voilà, vous avez repris le contrôle.

C’est un début.

Petit à petit, remettez des moments de contrôle et de plaisir dans votre vie.

Des moments qui ont du sens pour vous.

Je résume ce qu’on a vu dans notre exemple.

ex: Vous voulez passer moins d’heures à regarder la télé

  1. Vous l’éteignez tous les soirs
  2. Vous rangez les télécommandes loin de l’écran
  3. Le jour suivant, lorsque vous avez envie d’aller chercher la télécommande, vous choisissez de faire autre chose, quelque chose que vous aimez qui vs donne du plaisir et qui a du sens. Au moins la 1ere fois dans la journée où vous avez cette envie de télé.

Comment pardonner ?

Faut-il pardonner pour se libérer du passé  ?

La question du pardon est difficile, car elle cristallise beaucoup de souffrances.

Pourtant pardonner est important.

C’est même  vital si vous voulez vivre votre vraie vie, si vous voulez prendre votre envol et non pas rester bloqué dans le passé.

Le pardon est un instrument de libération et un instrument de croissance.
De votre libération, de votre croissance !

Je devine que cela peut vous heurter.

Peut-être pensez vous que pardonner c’est “accepter l’inacceptable”.
Pour vous, peut-être, ce serait comme approuver le comportement de l’autre.

Pardonner, pour vous, ce serait comme de dire «Ce n’était rien, ce n’est pas grave, il n’y a pas de mal, ce n’est pas important. JE ne suis pas important ».

D’une certaine façon, pour vous, pardonner c’est comme se détruire soi-même, se renier, se désavouer, se rabaisser.

Le pardon n’est pas une manière d’excuser ni de s’oublier.

Pardonner, ça ne veut pas dire renoncer à ses droits, ça ne veut pas dire renoncer à la justice.
Ça ne veut pas dire renoncer à la morale.

Pardonner, ça ne veut pas dire refouler ses émotions, surtout pas !
Pardonner ça ne veut pas dire que vous approuvez votre bourreau.
Pardonner ne veut pas dire oublier.

Pardonner ce n’est pas non plus se réconcilier.

Ça peut aller ensemble, mais ce n’est pas obligatoire.

Se réconcilier, et décider ou non de poursuivre la relation, c’est une autre question.

La réconciliation sincère et efficace passe par le pardon.

Mais le pardon n’a pas forcément pour objet la réconciliation. Ce sont deux mouvements différents.

Peut-être aussi avez-vous réussit à passer ce cap de la compréhension de la nécessité de pardonner, et avez-vous pris la décision de pardonner, mais ça ne marche pas.
Vous vous êtes dit « je pardonne, je vais de l’avant, je tourne la page » , mais en fait ça dure quelques heures ou quelques jours et vous recommencez à penser à cette affaire, à ce comportement et ça vous pourrit la vie.
Votre cœur est obscurci, il n’y a rien à faire, vous ne « sentez » pas ce pardon.

Au fond de vous c’est toujours le ressentiment qui domine, l’amertume, la rancoeur, la colère, et peut-être même qu’il n’en faudrait pas beaucoup pour que toutes ces émotions pénibles se transforment en agressivité.
Et les années passent, et ça s’enkyste !

Non seulement vous souffrez des ces émotions contre l’autre, contre l’auteur de l’offense, de la blessure subie, mais en plus cela se double d’une souffrance que vous retournez contre vous-même.
Vous êtes peut être en porte à faux avec vos valeurs.
Vous vous tenez alors un discours sur l’importance du pardon dans votre vie intérieure, sur la nécessité d’aller de l’avant et de ne pas rester coincée dans le passé….

Vous savez ou vous sentez, que le pardon est nécessaire à la réconciliation, non seulement avec l’autre, avec le passé, mais aussi avec vous-même.
Le pardon est nécessaire pour guérir !

Vous voyez … quand on a de la rancoeur, c’est un peu comme une blessure qui démange, et qu’on ne peut pas s’empêcher de gratouiller, de tripoter …
Et vous savez bien que gratouiller une blessure, si ça soulage sur le moment, à long terme c’est très mauvais, ça ne fait qu’aggraver les symptômes, avec le risque de créer une infection et des cicatrices …

La comparaison n’est pas très élégante, mais c’est exactement comme ça que ça se passe quand on est bloqué dans la rancoeur, la colère, les reproches…. On arrête pas de raviver la blessure et on empêche toute guérison qui permettrait d’aller de l’avant.

S’il n’y a pas de pardon, qu’est-ce qui se passe ?

Devant une offense, une souffrance, une blessure …
… peut-être que votre réaction est de vous venger !
« Tu m’as fait du mal, je vais te faire du mal en retour. »

Je le vois tellement souvent dans les couples !
« Mon mari m’a trompé, alors j’ai fait pareil, je l’ai trompé aussi ! »
Les personnes se sentent légitimes, et bien souvent la société ou les amis encouragent ça …
Mais bien entendu ce genre de réaction n’arrange rien, ça complique encore la situation, ça rend encore plus difficile la perspective de sauver le couple .. si on parle de couple …

Mais même dans d’autres contexte, la vengeance a pour effet de tout rendre encore plus inextricable, insoluble… C’est l’essence même des vendettas …

Un conflit entre deux personnes devient un conflit entre deux familles, et ça perdure pendant tellement d’années qu’on ne sait même plus pourquoi et comment on en est arrivé là ….
Il y a les personnes qui se vengent de manière active, et d’autres personnes se vengent de façon passives.
C’est à dire qu’officiellement elle ne se vengent pas, mais elles font « payer » à l’autre l’offense qu’elles ont subit, ou qu’elles pensent avoir subit.

Elle le font payer à l’entourage, même s’il n’y est pour rien.

Elles le font payer au monde entier !

Toute leur agressivité devient intérieure. Elles font tout pour ne pas oublier, elles entretiennent la rancoeur.

Elle refusent d’oublier et d’avancer. Dans le couple, ça se transforme en action de « sabotage » du quotidien. La personne offensée refuse de créer du bonheur, refuse de créer de la joie et du positif.
Elle ne se venge pas à proprement parler, mais elle punit l’autre et tout son entourage.

Peut-être avez-vous connu ça, des personnes qui se renferment dans la négativité, et qui diffusent leur colère rentrée.

Mais si vous leur demandez ce qui ne va pas, elles ne vont jamais vous répondre franchement.
Des personnes blessées, recroquevillées, rabougries. Barricadées dans leur rancoeur .

Des personnes qui repoussent tous le monde, et toute initiative qui pourrait apporter de la joie.

Le pardon est nécessaire pour briser un cycle infernal, pour briser la loi du Talion…

Sans pardon, on se détruit mutuellement, on se consume intérieurement.

Beaucoup de dépressions viennent de là: le refus ou l’incapacité à pardonner.

Beaucoup, beaucoup de personnes s’enlisent dans les sables mouvants de la rancune, des reproches, ou des regrets.
Pour elles il ne peut pas y avoir de futur. Il n’y a même pas de présent. Juste le passé, le passé, le passé.

Finalement en refusant de pardonner et d’avancer, elles laissent leur agresseur gagner.
Puisque c’est l’agresseur, celui qui a commis la faute qui devient le centre de leur vie.
L’agresseur continue son agression d’une certaine façon.

Ne pas se libérer du passé, refuser de pardonner, c’est permettre la continuation infinie de la souffrance.

J’espère que ce n’est pas votre cas…

J’espère que vous avez compris que le pardon est une des étapes pour se libérer du passé.
Que vous avez compris que c’est indispensable pour être libre.
Mais peut-être vous ne savez tout simplement pas comment faire, malgré votre bonne volonté.
Peut-être que vous pensez que vous n’avez pas la force, que le pardon est un acte trop difficile, trop héroïque.
Peut-être aussi avez-vous peur de l’après, peur du vide, parce que votre vie est tellement construite autour de cet événement passé, que vous sentez bien qu’il va falloir reconstruire, et que ça vous inquiète un peu.
Et vous voyez que c’est nécessaire, mais vous redoutez de le faire. Vous avez peur d’avoir mal un fois de plus.

Sans doute vous avez besoin d’aide dans cette démarche.
Vous avez à la fois besoin d’être guidée et d’être soutenue.

Je ne vais pas vous raconter d’histoire, cela peut effectivement être difficile. Les émotions seront là.
Mais le pardon est comme une porte vers un autre monde.
Il faut la franchir pour avoir l’opportunité de changer de vie. D’aller vers une autre étape.

(Mise à jour : Cet article était lié à un exercice qui n’est plus disponible. Veuillez m’excuser pour la déception et la gêne occasionnées)

Hommages aux profs inspirants

C’est la rentrée des profs !
Coup de chapeau aux enseignants qui ont marqué notre vie.
Qui peut-être nous ont changés pour le meilleur

Qui nous ont inspirés…

Dans cette vidéo:

– Hommage à un prof qui a compté pour moi
– Comment l’amour n’empêche pas l’exigence
– L’importance de s’entourer de personnes inspirantes
– Le devoir d’exemplarité