OUI, l’argent fait le bonheur (à certaines conditions!)

ET BONNE NOUVELLE: pas besoin d’en avoir beaucoup !

(Je vous propose un test pour vérifier ça par vous même !)
Parler d’argent dans un pays aussi énervé que le nôtre, qui plus est un lundi scandaleusement gris au Nord de la Loire … pas très prudent tout ça….je vais encore me faire conspuer par les énervés du prêt-à-penser….  🙂

Vous avez remarqué ?

L’argent n’est pas en odeur de sainteté (L’argent des autres, hein…. parce que question « Money », c’est un peu la vieille histoire de la paille et de la poutre …)

Rares sont les personnes capables de “parler sous” calmement…

Et nous ?
Si on regardait un peu plus loin que les clichés, les dogmes, et les croyances ?

Quel rapport entre bonheur et argent ?

(Selon la science)

…. Un rapport assez étroit, du moins jusqu’à un certain niveau de revenu….

Ce qui n’a rien d’étonnant, puisque le fait d’avoir des revenus confortables nous permet (Potentiellement) d’acquérir l’essentiel et le superflu… Confort ou luxe … Position sociale… Loisirs… Liberté … emploi du temps plus épanouissant… meilleur accès à la santé et à l’alimentation… Sécurité… Autonomie… Maîtrise de notre vie…
(Il y a des exceptions bien entendu. Pas question de généraliser, et de mettre dans le même panier à salade, un moine bouddhiste et un trader londonien)

L’argent fait le bonheur jusqu’à un certain point

(Après ça, je vous livre mes astuces, promis!)
                        …. 4 900 € par mois
Au-delà de cette somme, une augmentation de revenu n’amène pas plus de bonheur, ni un soulagement du malheur ou du stress.
Mais cet argent renforce néanmoins le sentiment d’avoir réussi sa vie, même s’il ne rend pas plus heureux.
D’où sort ce chiffre ? D’une étude de Daniel Kahneman, Prix Nobel d’économie.
Selon lui, 4 900 € par mois, c’est le seuil au-delà duquel d’avantage d’argent n’améliore pas notre capacité à faire ce qui compte le plus pour nous…
… Pour notre bien-être émotionnel…. comme passer du temps avec ceux qui leur sont chers, profiter de nos loisirs, découvrir, apprendre …

Alors comment utiliser l’argent pour être heureux ?

En le dépensant « bien » (Je veux dire par là, de façon « habile »)

Il y a deux façons de dépenser de l’argent : dépenser pour POSSÉDER et dépenser pour AGIR.

Dépenser pour posséder ….

…. c’est un peu le 1er étage de la fusée….

… les 1eres strates des besoins selon la Pyramide de Maslow.
….Se loger, se vêtir, se nourrir, se mettre en sécurité, appartenir à un groupe (Oui, l’argent sert aussi à ça ! ) …

Et la dépense « pour posséder » recèle pas mal de pièges.

L’erreur à ne pas faire: le « toujours plus d’argent pour toujours plus de biens ».

….C’est la recherche du bonheur « Hédoniste ».
Chacun sent bien que les sensations positives venues de l’achat d’objets sont terriblement fugaces.
C’est une course sans fin…
A peine possédons-nous le dernier objet à la mode qu’il nous faut le suivant…

Dépenser pour agir….

… c’est le niveau le plus élevé, le niveau supérieur

… et c’est là que se trouve le vrai potentiel du développement personnel !

Car ce sont les EXPÉRIENCES et non pas les choses qui nous rendent heureux !!

Et bonne nouvelle…. beaucoup d’expériences positives sont gratuites ! (Ou ne coûtent presque rien)
… un coup de fil, une promenade entre amis, une après-midi au soleil, une partie de pétanque…

La différence entre dépenser pour posséder et dépenser pour agir ?

  …. Le sens !

…. C’est la recherche du bonheur «Eudémoniste».

Des chercheurs ont montré que les sommes consacrées à des moments entre amis apportent bien plus de satisfaction et de plaisir que des achats matériels (Nouvelles chaussures, Télé ou montres hors de prix…)

Dépenser pour les autres rend heureux !

Inviter un ami à diner, faire un cadeau à sa petite sœur, faire un don à une asso … plusieurs études montrent que consacrer un peu de son argent au bénéfice d’autrui rend plus heureux que dépenser pour soi. (Sans doute parce que cela renforce le lien social et l’estime de soi )

Vous voulez vérifier ?

Hop !! Travaux pratiques  😉

Prenez une feuille, et partagez la en deux colonnes.
Notez vos achats des 2 dernières semaines, puis continuez ensuite sur les deux semaines à venir.

Dépensez-vous davantage en objets ou en expériences ?
(Il est parfois difficile de distinguer les deux. Par exemple, un jeu de société est à la fois un objet et une source d’expérience.)

A la fin des deux prochaines semaines, regardez vos deux colonnes, et réfléchissez au plaisir que vous ont apporté vos dépenses.
Et combien de temps ce plaisir a duré.
Et de quelle qualité était ce plaisir.
Comment pourriez-vous modifier vos habitudes pour que chaque somme dépensée ait un sens ?
Pouvez-vous redistribuer vos revenus entre la colonne « Avoir » et la colonne « Agir » ?