Savoir écouter: une compétence indispensable.

Savoir écouter: une compétence indispensable.

Ne pas écouter est devenu inacceptable !

La nécessité d’écouter attentivement se fait sentir dans chaque aspect de nos vies.

Pas une seule « profession » ne peut s’en passer : élus, religieux, formateurs, managers, Rh, professions libérales, personnel de santé, vendeurs … jusqu’aux conducteurs de bus ou aux … parents.

L’écoute est désormais un enjeu de société et un enjeu politique.

Les individus n’acceptent plus la verticalité, l’autorité, le surplomb, la parole qui vient d’en haut, le paternalisme et l’infantilisation.
Ils n’acceptent plus le monologue.

Ils réclament de l’horizontalité, un partage du droit à « dire », une participation démocratique, un échange égalitaire de connaissances et de points de vue.
Ils veulent du lien.

Ils demandent du respect.
Ils exigent du dialogue.

(suite…)

Journée du compliment

Journée du compliment

Instaurez des relations constructives et améliorez l’engagement de vos collaborateurs en donnant du feedback positif .

Le journal le Télégramme me fait le plaisir de me citer à propos de l’art de faire des compliments, autrement dit de donner du feedback positif.

J’apporte une nuance toutefois au titre utilisé pour l’article: complimenter, ce n’est pas synonyme de flatter. La flatterie est du registre de la manipulation et elle est bien souvent contre-productive.

(Lire l’article du Télégramme : journee-du-compliment-conseils-de-coach )

Les 5  caractéristiques d’un feedback efficace (et comment trouver le bon compliment à faire à un collaborateur):

Pour avoir un impact réel et positif sur la relation et sur la motivation, votre compliment doit-être :

  • Sincère
  • Positif
  • Constructif
  • Axé sur l’effort et l’intention (en se détachant éventuellement du résultat)
  • Argumenté (motivé)

Si votre retour sur expérience rempli ses critères, alors la personne qui le reçoit est comblée dans ses besoins psychologiques de base. Elle se sent reconnue pour ce qu’elle est vraiment, pour sa compétence, pour ses efforts et prise en compte. C’est une reconnaissance de sa valeur et de sa compétence. Vous démontrez ainsi que vous savez donner du temps et de l’attention. Vous renforcez la relation de confiance et donc, l’engagement.

Dans cette vidéo, je vous indique les pièges à éviter dans vos compliments et observations… et je vous donne la clé magique pour faire un compliment réellement fécond pour vous et pour la personne qui le reçoit … ainsi que pour le collectif !

Avec cet indice : posez-vous la question : »A quel moment ai-je vu ce collaborateur apporter une contribution significative à l’entreprise par son action ou son état d’esprit ? »

Construisez votre compliment à partir des qualités de la personne : sa patience, sa gentillesse, sa détermination, son sens de l’humour …

Ou bien axez vos remarques sur l’engagement et la manière de surmonter les difficultés et d’aller de l’avant. Mettez en évidence les progressions, les cheminements … en évitant le paternalisme en donnant des exemples !

Ne perdez pas de vue votre langage non-verbal : regard, posture du corps …

Veillez à avoir du temps devant vous pour engager une conversation plus poussée si votre interlocuteur le souhaite (parfois les langues se délient au moment où nous ne le prévoyons pas )

Et enfin : restez attentif aux signes de malaise chez votre interlocuteur et interrogez vous sur les causes possibles de cet inconfort, ce qui vous permettra de réagir et de préserver la relation.

Antisèche sur quelques besoins psychologiques de base :

  • Sentiment de compétence et de maitrise de l’environnement,
  • Relations positives aux autres,
  • Acceptation de soi,
  • Foi en sa capacité de croissance personnelle et de développer son potentiel.

Le pouvoir des personnes affirmées

Le pouvoir des personnes affirmées

Les personnes affirmées fascinent

Elles respirent la confiance.

A l’aise dans la prise de parole, assurées au moment de réseauter, imperméables à l’agressivité et à la contradiction, souples pour faire valoir leur point de vue, assumées au moment de se valoriser …

Elles sont comme des poissons dans l’eau quand il s’agit de communiquer.

Ce tact dans la relation leur permet de faire avancer leurs intérêts et d’obtenir ce quelles désirent.

Et le respect qu’elles inspirent leur donne un potentiel apaisant et fédérateur.
Ce qu’aucune autorité brutale ne fera jamais.

Cette compétence est utile dans toutes les circonstances.

Mais elles l’est encore plus dans la pratique des fonctions pour lesquelles la qualité de la relation est cruciale : éducation, accompagnement, thérapie…

Elle est évidemment indispensable pour les personnes qui gèrent des contextes où les « crises » sont courantes, avec un fort enjeu émotionnel: manageurs, responsables de ressources humaines, consultants, négociateurs …

Pour certaines personnes cette compétence « douce » est une évidence, pour d’autres c’est un travail sur soi.

Quelles sont les bases invisibles de l’affirmation de soi ?

  • La connaissance de soi;
  • Le travail sur son attitude spontanée en communication;
  • La maitrise de soi;
  • L’empathie;
  • La bonne communication (claire, vraie, focalisée sur la situation …);
  • Le renoncement à son égo et la volonté « d’avoir raison »;
  • La clarté sur ses propres intentions, besoins et valeurs …

Pour aller (beaucoup et bien) plus loin :

Dans le cadre du savoir-être en entreprise, et des fameuses « soft-skills », ces compétences douces qui deviennent de plus en plus cruciales au moment de l’embauche ou d’un montée en poste, j’ai écrit une série d’articles à ce sujet sur le site RH info,

Vous pouvez lire la suite de mon article sur le site RH info

 


 

Critique et feed-back constructifs

Critique et feed-back constructifs

Les salariés réclament du feedback constructif, si utile pour progresser !

Etre sincère est un comportement plutôt sain, y compris quant il s’agit de faire une remarque qui peut être considérée comme une critique.

Dans le milieu professionnel, il est d’ailleurs frappant de voir que les collaborateurs sont demandeurs d’un feedback franc, bien plus que de félicitations creuses.

Une étude publiée dans la Harvard Business Review montre que 57% des collaborateurs préfèrent recevoir un feed-back correctif, plutôt que des compliments et de la reconnaissance.

72 % pensent que ça va améliorer leurs résultats et faire avancer leur carrière.

Ils sont convaincus que les critiques constructives sont essentielles et souhaiteraient en recevoir plus de la part de leur manager.

Pourtant les cadres sont réticents, mal à l’aise avec cette démarche.

Manque de savoir-faire ? Tabou sur le « négatif » ? Peur des conflits ?

Il semble que la critique constructive est difficile à émettre, pourtant elle est souhaitée… et nécessaire !

La méthode en 3 étapes pour donner un feed-back bénéfique: 

1) Préparer l’entretien :

Quelle est la situation ?

Quel est le problème pour vous dans cette situation ?

Que ressentez-vous ?

Que voulez-vous demander ?

A quels droits se rattachent votre demande (Sur cette notion, relire « On ne peut pas ne pas communiquer » sur le site RH info)

2) Choisir le moment :

Prévoyez de faire cet entretien dans un moment et un endroit calme, sans urgences qui risquent d’interrompre la conversation.

Veillez à l’intimité de l’entretien, il serait vexatoire (et dangereux) de faire vos remarques en public.

Éventuellement planifiez un rdv.

A ce stade de votre démarche, dosez légèreté et formalisme.

Ne soyez pas trop solennel, mais montrez bien que vous maîtrisez le processus sur une question importante, et qu’il n’est pas question de botter en touche.

3) Utiliser la méthode DESC :

Describe : Décrire factuellement le comportement indésirable.

Express : Exprimer les émotions ou pensées à propos du comportement, avec un message « Je » Specify : Spécifier le comportement alternatif, ou le changement de comportement que je propose.

Conséquences : Conséquences gratifiantes et positives du nouveau comportement.

 

Cet amuse-bouche est issu d’un article très complet que j’ai écrit pour RH info, vous pouvez le lire ici : https://www.fr.adp.com/rhinfo/2019/le-savoir-etre-en-entreprise-5/

 

 

Manquer d’affirmation de soi, c’est perdre notre droit au bonheur

Manquer d’affirmation de soi, c’est perdre notre droit au bonheur

Dire oui quand on veut dire non, une attitude doublement perdante !

Dire oui « malgré soi », c’est éviter l’inconfort immédiat, celui que l’on ressentirait à poser un refus, à encaisser la déception de l’interlocuteur, et à se sentir dans la peau d’une personne peu sympathique ou peu collaborative.

Mais nous le payons immédiatement par la perte de l’esitime de soi, la frustration, la colère contre l’autre qui nous demande « encore » … et j’en passe …

Et à long terme, nous constatons que … toute une vie, nous avons joué contre noter camp.

 

Ne pas s’affirmer sabote notre équilibre intérieur :

Notre bien-être psychique repose sur 6 besoins fondamentaux :

Relation :  Avoir des relations positives avec les autres. Empreintes de chaleur, de proximité, de marques d’intérêt réciproque.

Autonomie : Marquer son indépendance, faire preuve de détermination, montrer une capacité à résister à la pression sociale.

Compétence : Sentiment de maitrise de l’environnement, de contrôle de ce que nous vivons, d’impact sur le monde de par notre action.

Acceptation de soi : Avoir des sentiments apaisés envers le passé, accepter les multiples aspects de soi-même, et faire une évaluation de soi positive.

Foi en sa capacité de croissance personnelle : Penser que l’on est capable de changer, d’évoluer, de développer son potentiel.

Sens de la vie : Pouvoir se donner des buts et une direction, avoir des croyances qui donnent de la cohérence, et que passé et présent se regardent comme un ensemble qui signifie quelque chose.

Il y a un seul bénéfice à l’effacement permanent. Mais ce bénéfice est illusoire.

A court terme, dire « oui » semble bénéfique à la relation. Donc semble bénéfique au regard d’au moins l’un de nos besoin de base.

Mais c’est un trompe l’oeil. Une façade.

La relation inhibée et soumise ruine notre cohérence interne.

Ce semblant de lien est acheté au prix de notre authenticité et de notre bonheur. Cela génère frustration et rancoeur.

Une telle relation n’est pas positive, elle n’est pas constructive.

Les inconvénients et sacrifices dramatiques des « Oui » qui voudrait être des « Non ».

Lorsque nous ne cherchons pas en nous les ressources pour dire le « non » que nous souhaitons, nous piétinons nos besoins.

Et ne le payons le prix fort sur la durée:

Sacrifier le besoin d’Autonomie : dire oui quand nous voulons dire non, c’est abandonner notre droit à choisir et à agir à partir de notre propre volonté. Nous sentons alors que notre vie nous échappe, que nous ne sommes plus à l’origine de nos actions. Nous devenons des marionnettes. Nous perdons le contrôle de ce que nous faisons. De ce que nous réalisons.

Sacrifier le besoin de Compétence : Ces renoncements nous empêchent de faire la preuve de nos capacités et de nos ressources. Ils montrent au monde et à nous-même l’étendue de nos manques, de nos faiblesses. Nous faisons du sur-place, nous ne nous épanouissons pas.

Sacrifier le besoin d’Acceptation de soi : Nos reculades fracassent notre image de nous-même. Comment avoir des sentiments positif envers soi, quand on est pas pour soi-même son meilleur ami ? Quand une petite voix intérieure nous accuse de lâcheté ?

Sacrifier la Foi en sa capacité de croissance : quand cette situation dure et s’installe , nous perdons confiance en notre capacité à en sortir, à changer, à évoluer. A chaque reculade, on se donne la preuve qu’on est coincé dans une impasse.

Sacrifier le Sens de la vie : Cette situation donne un goût d’absurde à notre quotidien, à notre vie.

Car nous agissons contrairement à nos intérêts. De plus, nous cultivons de la rancune envers notre entourage. Nous avons l’impression que l’on profite de nous. Nous n’avons pas ce que nous désirons. Nous ne défendons pas nos droits.

En conséquence, nous risquons de devenir aigris et chroniquement insatisfaits.

Au pire nous glissons vers le dégoût de soi et la dépression, qui est un dégoût de la vie.

Oser dire qui on est, et prendre sa place, pour retrouver son équilibre.

L’habitude de s’effacer est souvent bien ancrée.

Il faudra faire preuve de détermination pour entrer dans un vrai mode de communication où on affirme ses choix, ses valeurs, ses priorités, ses goûts…

C’est à ce prix que l’on peut se construire une vie authentique et retrouver la confiance en soi et l’estime de soi.

Nous avons besoin de cesser de faire semblant pour prendre la place qui nous revient.

Notre vie est unique. C’est à nous de la définir et de la choisir !